« Bangkok et ses tours aériennes nageaient dans un ciel ultrapollué, nourri de fines particules, de brumes corrosives et des rêves démesurés de ceux qui y faisaient escale. »
Lorie abandonne sa carrière professionnelle pour rejoindre David, son mari, qui travaille à Bangkok depuis quelques mois déjà. Expatriés aisés, ils sont tout de suite fascinés et déstabilisés par la capitale de la Thaïlande, chacun pour des raisons différentes.
Très vite, Lorie rencontre Kyet, un Thaïlandais de 50 ans, masseur au salon Sabaïdee. Cet homme a une existence bien réglée. Il s’occupe de sa mère âgée, honore Bouddha, évite sa vénéneuse ex-femme et, le dimanche, boit quelques bières avec son jeune frère.
Arrive la saison des pluies et la vie des protagonistes bascule…
L’odeur sucrée de Bangkok est un roman noir qui explore la nature des liens familiaux, de l’amour et du désir, dans un environnement tropical qui exacerbe les passions.
Originaire du Midi, Mireille Disdero a obtenu un DEA en Lettres et Arts. Elle a exercé dans les métiers du livre, aime écrire sur la vraie vie des gens. Certains de ses romans pour adolescents sont traduits à l’étranger.
La Thaïlande, où elle a vécu, imprègne ses textes.
L’odeur sucrée de Bangkok
Roman noir de Mireille Disdero
Lorie Single atterrit à Bangkok le jour de son anniversaire. Elle avait 38 ans et venait tout juste de démissionner.
Quand David Single était rentré un soir en lui proposant de s’expatrier à Bangkok, elle n’avait hésité que quelques secondes. Le temps de situer la Thaïlande sur Google Maps, celui d’évaluer la dangerosité d’y résider pendant les événements politiques, climatiques et sanitaires qui secouaient la Terre, et celui d’évaluer la masse kilométrique que cela représentait.
Neuf mille kilomètres et des poussières.
Lorie n’avait aucune idée de ce qu’on devient quand on s’arrache aux racines. L’Asie était l’inconnue, le nouveau monde. Elle ignorait ce qui l’attendait, ce qui allait lui arriver, et elle ne sentait pas que sa vie risquait de basculer. Mais avant même de savoir, elle l’acceptait.
Au matin du 3 mai, au Suvarnabhumi Airport de Bangkok, après l’immigration et les bagages, Lorie Single se glissa à hauteur du parking des taxi-meter[1]. À l’air libre, tout de suite, une odeur humide et sucrée l’enveloppa.
David Single avait pris ses fonctions à Bangkok dès juin de l’année précédente. Installé provisoirement par sa boîte à l’hôtel Marriott de Thong Lo[2], il avait choisi – avec Lorie, en visio – l’appartement immense, clair et perché dans lequel ils allaient vivre quand elle arriverait. Elle ne travaillerait pas. Elle aurait le choix. Et c’était la première fois. Elle n’avait pas tout de suite saisi à quel point sa vie risquait de changer.
David, comme à son habitude, déjà, faisait une pause boulot au sky bar du Marriott avec un troisième mojito et des cacahuètes épicées, les meilleures de la capitale. Malgré l’alcool et la fadeur brûlée du vent, tout en haut du gratte-ciel, son esprit restait clair. La vue était stupéfiante. Bangkok et ses tours aériennes nageaient dans un ciel ultrapollué, nourri de fines particules, de brumes corrosives et des rêves démesurés de ceux qui y faisaient escale. Là, il y avait matière à s’évader. On pouvait devenir fou d’un endroit pareil. S’en prendre pour vingt ans et en redemander sans plus jamais revenir en arrière. No regret. La simple vue de la ville du haut de ses gratte-ciel nous changeait pour toujours, transformant notre ADN. […]
Tout était prêt pour l’arrivée de Lorie, à l’appartement.
Un jardin luxuriant cernait la piscine et le pool house qui permettaient d’organiser fêtes et apéritifs dînatoires. Les soirs tièdes ou brûlants, les décolletés permanents, les peaux bronzées, des bijoux étincelant dans les yeux… David n’avait nulle envie de fêter quoi que ce fût, depuis la mort de sa mère. Mais il comptait sur sa femme pour s’en charger, quand elle allait s’installer avec lui. Entretenir le lien social ferait partie de sa fonction, dans le couple. Petits cadeaux parisiens pour les épouses, Dom Pérignon et repas célébrant les papilles… Un contrat se signe souvent après une bonne table arrosée, sous les Tropiques ou à Paris. Partout. Sans parler des galas de charité et de bienfaisance, dans une atmosphère légèrement amicale. Juste ce qu’il faut, sans débordement ni effusion. Une friend zone de surface.
Lorie avait saisi le rôle que son mari voulait qu’elle joue pour lui. Elle n’en retirerait ni amitié solide ni aide tangible, même et surtout quand le besoin s’en ferait bientôt sentir.
Lors de l’arrivée de sa femme en Thaïlande, David n’avait pu se soustraire à la fonction de guide improvisé du grand patron, sur l’île de Lamma, à Hong Kong. D’où son absence à l’aéroport, pour accueillir Lorie.
Tout était devenu complexe, à Hong Kong. La Chine reprenait ses droits sur l’ex-colonie britannique. Les surveillances, filatures et la « sécurité » s’intensifiaient, et on se protégeait du soleil comme de la dérive mafieuse avec les ombrelles ayant servi à manifester, autant dire avec pas grand-chose. Maintenant, il n’était plus question de révolution, la Chine appliquait ses lois à Hong Kong et il fallait le comprendre.
Tandis qu’il traversait l’île, David tenta de joindre Lorie. Mais elle ne répondait jamais avant d’avoir récupéré puis posé ses bagages quelque part.
Et cette habitude le rendait fou.
David ignorait si elle allait s’adapter, en Asie. Elle n’avait pas toujours les pieds sur terre. Elle avait collé en travers de son regard un filtre antimocheté, celle qui agressait David au moindre coin de rue… C’était la fin de la civilisation, pour lui. Et pendant que les Occidentaux buvaient du thé bio avec l’idée de rester jeunes, des enfants, dans les plantations, ne connaîtraient jamais la vieillesse, en le cultivant si tôt. La fin était imminente. Tout fondait, la banquise et le cœur des hommes. C’est aussi pour cette raison que David ne voulait pas d’enfant. Malgré tout, Lorie avait pensé qu’il changerait d’avis, s’il l’aimait.
Mais il ne changerait jamais d’avis.
Quand il tentait d’expliquer son refus, Lorie répondait que les enfants qui naîtraient seraient une force pour l’avenir, pas l’inverse.
Et pendant que David pensait à Lorie, le grand patron distribuait sa carte de visite aux jeunes femmes sous l’ombrelle, à Lamma Island, Hong Kong, le 3 mai. Dans son sillage, David manquait d’air, vissé sous le soleil. Pour raisons professionnelles, cela faisait presque un an qu’il n’avait pas vu sa femme. Il voulait rentrer à Bangkok et la rejoindre, dans l’ombre de leur nouveau lit. S’allonger contre elle… l’odeur de ses cheveux sur l’oreiller. Après tous ces mois séparés, presque un an, il n’était plus si sûr, maintenant, de s’en souvenir vraiment. Il s’était arrangé pour gérer l’absence de sa femme et… il sentait qu’il ne fallait pas traîner, pour se retrouver. Le temps qu’on laisse filer détruit l’amour.
5
20 heures et des poussières. Dans le rétroviseur, les lumières des tours scintillaient un instant puis s’éloignaient, dévorées par la nuit. Kyet avait l’habitude. Le trafic allait se calmer après Bang Na[3]. Une chanson résonna à ses oreilles, Sét lèo… C’est fini, tu m’as quitté.
Chaque soir il sortait du Sabaïdee, le salon de massage où il travaillait, pour regagner la zone humide de Samut Prakan où il habitait avec sa mère. Au dernier feu rouge, avant le chemin des marais, il caressa la couronne de jasmin accrochée au rétroviseur. En même temps, il rectifia le col de sa chemise blanche. Ses mains semblaient noires, à côté. Contrairement aux Bangkokiens branchés, jeunes ou riches, sa couleur de peau ne le gênait pas. Il était thaï depuis des générations. Il ne se couvrirait pas le visage ou les mains. Mais si ses semblables s’y adonnaient, surtout ceux qui avaient du sang chinois, ça ne le dérangeait pas. Dans Bangkok, les panneaux publicitaires vantant la peau blanche envahissaient l’espace. La fadeur était avant tout un signe de richesse. La preuve qu’on ne travaillait pas au soleil du matin au soir.
Après divers petits boulots où il avait vendu des photos aux touristes chevauchant les éléphants, il avait suivi un apprentissage au Wat Pho[4] et obtenu le diplôme de masseur. Dans un salon de Phuket, il avait rencontré Ranna, la mère de son fils Dan, 17 ans aujourd’hui. Kyet ne le voyait plus beaucoup, le garçon s’éternisait en pension. Quant à Ranna, elle se débrouillait pour que Kyet ne l’oublie jamais, même s’ils étaient séparés depuis longtemps. Au début, elle s’était démenée pour qu’il la remarque. Elle n’était pas son genre. En avait-il un ? À cette époque, il était libre et jeune, sa mère n’avait pas encore besoin de lui. C’était le temps où il disait « oui » à toutes.
Avec le sourire.
Sans faire d’histoires.
Et avec plaisir.
Très vite, il s’était ennuyé avec la mère de son fils. Après la naissance de Dan, Ranna n’avait plus voulu qu’il la touche. Elle dormait avec le bébé, plus rien d’autre n’existait. Son corps rond et lisse n’était plus pour lui. Kyet avait d’abord appris à se priver de sexe, puis il avait commencé à voir d’autres femmes. Un peu, beaucoup. C’était facile, il plaisait. Elles repéraient son regard caressant. Il n’hésitait pas à masser chaque partie du corps, ce qui, à l’époque, lui avait donné la réputation d’être un masseur exceptionnel, capable de satisfaire une femme au seul génie de ses mains. Et leur lien qui ne tenait que par l’enfant avait pourri. Alors, il avait quitté Ranna. Il gardait Dan quand elle devait s’absenter pour son business. Kyet l’emmenait au salon de massage, mais l’enfant s’y embêtait. Il avalait le fond de thé que les clients ne finissaient pas, après leur soin.
À la mort de son père, Kyet était revenu à Samut Prakan, dans les marais de son enfance. Lui seul pouvait prendre en charge la mère, Mè[5]. Songchaï, le cadet, dirigeait une boutique informatique à Fortune Tower et s’en sortait bien. Mais sa vie dissolue ne pouvait convenir à la mère. Le frère aîné, Sombat, militaire gradé, toujours sur le terrain pour calmer les rébellions séparatistes et les problèmes de frontière et de territoire avec le Cambodge, maniait les armes comme d’autres un stylo. On le craignait, dans la famille et partout où il passait. On savait qu’il ne s’occuperait jamais de la mère. Restait Kyet, facile à vivre et capable de s’adapter à tout. Il avait donc décidé de s’en occuper en s’installant dans la maison familiale. Il ne prenait pas beaucoup de place et ne possédait rien. Dans la salle d’en bas, il s’était fabriqué une minuscule chambre avec un buffet en guise de cloison nord, une table couverte de cartons comme cloison sud, et un rideau à fleurs roses pour la porte. C’était minuscule et sans intimité, mais il y dormait bien.
Au fur et à mesure du temps, Kyet et Mè avaient pris l’habitude de vivre ensemble.
Dans l’équipe du salon le Sabaïdee, Kyet, qui pratiquait la médecine populaire thaï et chinoise en un mélange intuitif des deux, était recherché par les habitués. Des vieux déformés par l’arthrose, des Japonais à la timidité sclérosante, des Thaïlandaises âgées… et, parfois, un ou deux Farangs qui avaient entendu parler du Sabaïdee. Masser les pieds, travailler les méridiens, défaire les nœuds qui bloquaient l’énergie, calmer l’inflammation, conseiller les gens sur leur mode de vie, leur façon de manger et sur les plantes qui soignent. Kyet appliquait les conseils qu’il prodiguait et se rendait au wat[6] le vendredi soir, pour purifier son âme. Il ne possédait rien en dehors de la voiture, son seul vrai toit, un pick-up massif pour lequel il s’était endetté. Même la maison dans laquelle il vivait n’était pas à lui mais à sa mère. Plus tard, ses deux frères récupéreraient leur part. Alors Kyet roulait. Il parcourait des kilomètres. Il aimait ça, c’était sa façon d’aller au bout de l’univers. Son pick-up était sa maison.
La semaine dernière, il avait massé un Français déprimé, David. Il n’était pas sûr. Les prénoms occidentaux étaient durs à prononcer. Ce Farang buvait trop, incapable de faire le deuil de sa mère. Pendant qu’ils discutaient, cet homme avait dit :
— Ma femme arrive.
Kyet avait aussitôt relevé quelque chose, dans le ton… Comme si, dans la joie de retrouver sa femme, ce Farang ajoutait une pointe d’inquiétude. Ranna, l’ex de Kyet, elle, n’avait cessé de lui extirper de l’argent et de mettre du désordre dans sa vie en fouillant dans ses contacts, ses comptes, ses poches et sa voiture. Depuis le temps, elle ne supportait toujours pas qu’il en remarque une autre. Combien de fois avait-elle raconté à Mè qu’il s’exhibait avec une coyote[7] de Soi Cowboy[8] ? Kyet laissait son ex fabriquer de la rumeur. Les conflits le fatiguaient. Surtout, elle était la mère de son fils, il fallait la ménager. Et de toute façon, elle n’accèderait jamais à cette sensation d’exister qui le prenait le soir, quand il rentrait du boulot, roulant direction la maison et son jardin longé par le khlong[9] toujours plein, comme si la saison des pluies s’était installée et y avait semé son odeur de terre et de chats broyés par les varans et les serpents. L’Éden, en quelque sorte.
Kyet rentrait chez lui avec la radio en sourdine. Toujours les mêmes histoires. Des affrontements dans le Sud, de nouvelles mesures pour combattre la corruption… des villages inondés et Buddha Day[10]. Ces infos étaient entrecoupées de chansons thaï douces et sucrées ou entraînantes, pour faire passer le tout. Peu à peu, les embouteillages de Bangkok allaient laisser place à une circulation fluide. Et avec, la chaleur deviendrait caressante. Kyet s’était levé à 5 heures, avait travaillé jusqu’à 20 heures, avec un arrêt insignifiant pour manger ce qu’il avait préparé la veille. Il avait appris à cuisiner quand il vivait avec son ex qui, elle, ne touchait pas au wok. Il avait donc bien fallu qu’il s’y mette. Maintenant, à 50 ans, c’était un homme mince aux hanches étroites et aux traits doux, mais pas comme une femme. Un homme doux ou nonchalant avec une voix d’adolescent.
Quand Kyet verrouilla la portière, les jeunes chiens aboyèrent mollement et le coq se réveilla en piaillant, comme chaque soir. Ce teigneux de combat rapportait un peu d’argent. Kyet récupéra le plat vide à l’arrière du pick-up, puis il enleva ses chaussures et entra sans bruit dans la salle où sa mère fixait la télé, sa couture sur les genoux. Une odeur de sauce de poisson traînait dans la pièce. Pipat, le vieux qui habitait la cabane des bords de la mare, plus bas vers l’estuaire, pêchait dans le khlong qui longeait le jardin, et laissait toujours une bonne part de son butin à la mère, qu’il connaissait depuis l’enfance. Peu importe ce que les bestioles avalaient avant qu’on ne les fasse frire. Leur chair était tendre et savoureuse. La santé de fer du vieil homme, qui les consommait depuis toujours, démontrait leur innocuité.
7
Il n’y avait pas eu de paliers de décompression. Lorie était passée directement d’un mode de vie à un autre, du boulot intensif en France à l’arrêt total à Bangkok.
Le centre de son existence, maintenant, était la Thaïlande avec sa capitale pour épicentre. La sensation vertigineuse d’avoir récupéré le temps et d’en jouir sans jamais l’user. Elle arpentait la ville, scrutait les gens, les écoutait (elle suivait des cours de thaï à l’école de langues de Ploenchit), éprouvait un mal fou à distinguer les sonorités qui existaient ici mais pas dans la langue française. Elle marchait des heures durant à travers la chaleur, tout au long des berges des khlongs. Elle voulait comprendre comment vivaient les gens dans les quartiers tranquilles et les maisons de bois qui ne résisteraient pas longtemps aux tentacules de la mégapole. Les scènes se succédaient. Un couple vendant des tomates rincées dans l’eau pourrie du khlong. Un vieil édenté taillant les cheveux des femmes devant sa porte et les revendant aux perruquiers… la viande coupée, étalée au soleil, colonisée par les mouches… La petite aventure du quotidien.
Elle apprenait les bruits. Les balais sur le trottoir, toute l’année, car l’automne n’existant pas, les feuilles tombaient à chaque instant. L’appel exotique (pour elle) des oiseaux de Bangkok Jungle[11] à la tombée de la nuit. Et les hommes, leurs voix douces ou tendres qui la reposaient, et la rumeur torrent de la ville en fond sonore. Le passage du marchand de glaces avec sa musique ridicule qu’elle aimait, comme elle aimait Bangkok. Vivre, sous l’effet de cette mégapole anesthésiant les souffrances, dévorant la conscience et les ressentiments. Exister, tout simplement, sans stress ni combat.
Fondue dans la brûlure de l’air, Lorie.
Liquéfiée dans la beauté.
Happée par les sourires puissants, Lorie.
Et la douceur des voix.
Bangkok était un grand OUI.
Bangkok serait surtout l’inoubliable. Dès le début de son séjour, Lorie en avait l’intuition. Instantanément, à son contact, elle avait changé de peau, se libérant des couvertures, manteaux, gants, bonnets, chaussures, froideurs et faux-semblants. La mue avait commencé dès son premier pas à travers la ville où elle s’enfonçait dans les rues en quête de ce qu’elle était venue vivre ici, en quête de ce qui l’attendait et aller s’imposer.
Sans retour possible vers avant.
Ce qui nous transforme ne peut jamais nous ramener au point de départ. Le passé existe si peu…
[…]
Ce matin, elle était rêveuse, entourée des cartons restants. Des livres, surtout, dont une part évoquant la Thaïlande. Elle les avait lus avant de partir, pour imprégnation. David avait souri mais sans répliquer. Son approche réaliste n’avait rien de littéraire, c’était du vécu. Et Lorie l’ignorait. Pour lui, l’imprégnation s’était faite côté boulot, et aussi côté quartiers hot, le soir. Il l’avait caché à sa femme, ça aurait tout bousillé entre eux. Ces longs mois sans elle avaient abouti à la tentation… à laquelle il avait fini par céder. Sans conséquence, s’il gardait ça pour lui et arrêtait tout maintenant que Lorie était là.
Sans conséquence, vraiment ?
[1] Taxi-meter : taxi possédant un taximètre, appareil de mesure qui, à Bangkok, donne le kilométrage parcouru et le prix règlementé.
[2] Thong Lo, (ou Thong Lor, en thaï : ทองหล่อ) également appelé Sukhumvit Soi 55, est à la fois une avenue et un quartier chic de Bangkok. Thong Lo se traduit littéralement par « or fondu ».
[3] Bang Na (en thaï : บางนา) est l’un des cinquante districts (khet) de Bangkok.
[4] Wat Pho : grand temple au bouddha couché de Bangkok.
[5] Mè : signifie mère ou maman en langue thaï.
[6] Wat : temple bouddhiste, pagode, monastère.
[7] Coyote : entraîneuse, danseuse érotique.
[8] Soi Cowboy : rue chaude et animée de Bangkok.
[9] Khlong : canal. Bangkok et ses environs sont traversés par de nombreux khlongs.
[10] Buddha Day : jour de fête bouddhique, généralement férié. Les bouddhistes vivent selon un calendrier luni-solaire. Chaque phase de la Lune est l’occasion d’un Buddha Day.
[11] Bangkok Jungle : Bang Kachao, territoire vert et très arboré, est une « oasis urbaine » à quelques minutes du centre-ville de Bangkok.
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